Les potiers de Betschdorf – Bas-Rhin

Depuis 1971, on appelle « Betschdorf » les communes associées d’Oberbetschdorf et de Niederbetschdorf. Situé au nord-est du Bas-Rhin, il est réputé depuis le XVIIIe siècle pour ses potiers et leurs créations de grès gris à motifs bleus. Autrefois très nombreux, ils ne sont désormais plus que quelques-uns à maintenir la tradition.

Une technique millénaire

L’utilisation de la terre comme matière première est étroitement liée au développement des civilisations. Travaillée depuis des millénaires en adéquation avec les besoins de la société : torchis, briques, tuiles, vaisselle… sa transformation évolue avec les progrès techniques et la découverte de gisements. La poterie de Betschdorf s’inscrit dans la longue et belle histoire des artisans de la terre.

Tour Schmitter

Du céladon au gris et bleu

La technique et l’usage du grès, apparus en Chine au XVIe siècle av. J.C., s’y développent, connaissant une apogée vers le XIIIe siècle ap. J.C., reprenant des terres couleur céladon imitant la teinte du jade, pierre des élites.

À l’ère romaine, en Europe, la production céramique est essentiellement destinée à l’habitat : briques, tuiles, carreaux de dallage et de revêtement, en particulier à Rhenanae Tabernae au IIe siècle, devenue Rheinzabern du pays de Landau qui, jusqu’en 1814, appartenait au district de Wissembourg (Bas-Rhin).
Au Moyen-Âge, on utilise la céramique pour décorer les objets du quotidien ainsi que le Kachelofe. Dès le XIIIe siècle, un potier de Sélestat (Bas-Rhin) aurait le premier utilisé la glaçure plombifère en Alsace – le plomb sera utilisé jusqu’à son interdiction partielle dans les années 1950 -. À cette époque, Colmar (Haut-Rhin) est un lieu central de l’industrie de la poterie alsacienne.

Le grès arrive en Europe au XIVe siècle. Il s’y répand autour du Rhin et dans la région de Beauvais en France.

Les céramistes allemands s’emparent du procédé qu’ils modifient en inventant un vernis au sel obtenu par réaction pendant la cuisson. Son étanchéité offre de nouvelles solutions de stockage. Autre nouveauté, les potiers réalisent désormais les décors à l’aide d’oxyde de cobalt qui supportent mieux que les émaux au plomb les hautes températures imposées par le grès.

En Allemagne

À Siegburg, à la fin du XVe siècle, les potiers en compétition avec ceux de Cologne s’organisent en corporation. Celle-ci, strictement règlementée, interdit le métier aux étrangers. Quelques familles se transmettent de génération en génération le métier qu’elles conservent jalousement.

À Cologne coexistent plusieurs manufactures conséquentes. La terre plus grossière présente des vernis dans des déclinaisons de brun. Certains grès présentent des taches bleues.

À Raeren on couvre d’abord le grès d’un verni brun remplacé vers 1585 par une couleur importée du Westerwald, le bleu qui connaît un important essor.

Au XVIIe siècle, des potiers de Siegburg et de Raeren migrent vers le sud. Ils s’installent dans le Westerwald autour de « Grenzhausen », « Grenzhausen », « Grenzau », « Hoehr ». Ils produisent un grès gris recouvert d’un épais vernis bleu de cobalt ou violet de manganèse. Là, ils font évoluer le décor.

La corporation alsacienne

Il faut un siècle pour fixer les termes du règlement de la corporation – entre le XVIIe et le XVIIIe siècle -.

L’aspirant potier doit être un homme. Il se fait inscrire sur le registre accompagné par deux maitres et deux compagnons, car les noms des maîtres, compagnons et apprentis sont inscrits dans un registre. Quand il s’engage, l’apprenti signe pour trois ans durant lesquels il paye le maître ; à défaut, son apprentissage se prolonge d’un an.

Douze maîtres, gardiens des statuts, élisent tous les trois ans, un triumvirat pour la Haute-Alsace, un autre pour la Basse-Alsace et un dernier pour la Ville de Colmar (68) où se trouve le centre de la confrérie des potiers.

Strictement règlementée, la corporation tient les maîtres par la contrainte. Tenus d’assister aux réunions – une assemblée annuelle et une assemblée générale triennale accompagnée chacune d’une cérémonie religieuse -, ils sont passibles d’amende sévère en cas d’absence sans motif valable.
La maîtrise est décernée une fois par an dans la Ville de Colmar, lors d’une assemblée par les triumvirs assermentés des Haute et Basse-Alsace. À cette occasion, le prétendant à la maîtrise doit montrer ses lettres d’apprentissage et son chef-d’œuvre. Quand il est reçu, il s’acquitte des droits pour intégrer la corporation, jure de respecter le règlement et gratifie d’un repas les membres du jury.

Dès lors il leur est possible de produire et de commercialiser des poteries alsaciennes, y compris sur les foires, à condition d’en rapporter tous les invendus. Protégeant leur réputation, ils sélectionnent leur clientèle et leurs revendeurs. Toujours dans l’idée de garantir la qualité de leurs créations, celles-ci sont contrôlées par les représentants de la confrérie.

Cependant, ils ne sont pas à l’abri de la concurrence des artisans potiers venus des alentours de Cologne qui viennent s’établir et produire sans être membres de la corporation, à condition de proposer des objets différents des poteries alsaciennes.

Une cour rue des Potiers

Une poterie germano-française

Betschdorf dépend des comtes de Hanau-Lichtenberg. On suppose qu’ils incitent les artisans à venir s’installer sur leurs terres afin d’en assurer la dynamique économique. En 1586, un potier allemand, Knoetchen, amène avec lui la technique de la poterie de grès.

En 1664 pour les protestants et 1722 pour les catholiques, les noms des potiers allemands qui s’établissent à Betschdorf sont mentionnés dans les registres paroissiaux. Les premiers à se fixer durablement sont Peter Wingerter et Johannes Krummeich. Ils arrivent du massif du Westerwald. Certaines maisons de ces premiers potiers sont encore visibles à Oberbetschdorf.  

Leur production se répand dans les foyers. Ils les équipent de contenants divers, utiles à la consommation ou à la conservation des aliments : pots à choucroute, à saindoux, à oeufs, vinaigriers, cruches, pichets, chopes…

Leur prospérité fait croître la communauté passant de 600 habitants entre la Révolution au double à l’aube du XXe siècle, et leurs ateliers d’une vingtaine à une cinquantaine sur la même période. Mais l’Alsace, devenue allemande après 1870, ne commerce quasiment plus avec la France. Le nombre d’ateliers chute alors drastiquement : en 1900 ils ne sont plus que seize. Ils s’organisent d’abord en Société à responsabilité limitée. Ils s’organisent pour grouper leurs achats de matières premières et pratiquer la vente commune de leurs productions.

L’activité connaît un nouvel élan après la première guerre mondiale, les potiers renouvellent leurs créations et s’orientent vers une poterie plus fine.

Plus tard, en 1922, ils lancent les « Poteries réunies de Betschdorf » mutualisant les ventes jusqu’en 1969. La vaisselle en terre, concurrencée par l’émail, le verre et le pyrex est progressivement réduite. Les potiers élargissent alors leur offre en réalisant davantage d’objets décoratifs.

Atelier Schmitter

Un environnement favorable

Les potiers de Betschdorf prélèvent la terre argileuse le long de la Sauer. Au XVIIIème et XIXème siècles, leurs glaisières se trouvent en dehors de la forêt de Haguenau, même si le sol de cette dernière regorge d’argile.

Le bois pour alimenter le four – pin, hêtre, chêne et aulne – est prélevé dans les forêts domaniales et communales situées entre Haguenau et Oberbetschdorf.

Les rivières apportent l’eau nécessaire à l’assouplissement de la terre brute ou mélangée. Enfin le sel, seul élément absent du sol alsacien, provient de Château-Salins en Lorraine.

Four Schmitter

L’art de la patience et du tour… de main

Le potier broie son mélange de terres additionné d’eau, parfois de gomme arabique, jusqu’à obtenir une pâte élastique. Elle est façonnée par tournage, par calibrage ou par pressage.

Il nettoie l’objet créé pour effacer les traces de doigts et le fait sécher une première fois.

Il le reprend pour le graver au stylet et y imposer signature et tampon.

Il le laisse à nouveau sécher, puis le polit légèrement avant de le « chatironner », de l’Allemand « Schattierung », c’est-à-dire le contourer avant de poser des couleurs.

Les motifs sont peints à main levée, directement sur les poteries, selon l’inspiration directe du décorateur. Les épouses ont souvent le rôle d’artiste-peintre, voire sont artisanes aussi.  

Autrefois naturels et fabriqués par les potiers eux-mêmes, les colorants minéraux initiaux, parfois toxiques, ont été pour certains interdits. C’est pourquoi les pigments sont désormais chimiques, en particulier le bleu de Cobalt fourni par Rhône-Poullenc, perdant un peu de son intensité au passage.

Le potier laisse sécher sa création une dernière fois avant de l’enfourner.

La durée du séchage dépend des conditions atmosphériques. Pour l’accélérer, les potiers laissent leurs poteries sécher sur des étagères en hauteur dans l’atelier, pour le ralentir, ils les conservent parfois plusieurs semaines dans la cave humide.

Atelier Schmitter

Prendre le temps

Le potier place l’objet dans le four où la montée en température se fait en douceur.

Déterminante, la cuisson est, jusqu’à l’apparition des fours électriques et à gaz, une phase ultra-sensible. Sa maîtrise conditionne une fournée réussie.

Pour une cuisson dans un four à bois, 300 kg de charbon ou 20 stères de bois et une dizaine de personnes sont nécessaires pour entretenir la flamme les deux jours et deux nuits de cuisson. Il faut 6 jours au four pour refroidir.

Les fours à gaz ou électriques, par leur stabilité, permettent des fournées plus régulières avec moins de pertes et des cuissons plus courtes -12 à 15 heures- et un seul jour de refroidissement.

Pour obtenir les glaçures sur le grès, on projette dans le four, par le sommet, du sel de cuisine. Il donne, en réaction avec le silicate d’alumine qui est la base de l’argile, un silicate de soude qui se transforme en une mince couche de vernis imperméable. 

L’atmosphère oxydante et réductrice du four – raréfaction de l’air à l’intérieur – donne une teinte au grès dont la couleur, en fin de cuisson, est un camaïeu de bruns et de gris allant du clair au foncé, constellés de grains noirs ou bruns issus de la pyrite.

L’emplacement de l’objet dans le four détermine également son aspect.

La plasticité des terres à grès varie de l’une à l’autre en fonction de leurs compositions et, avec elles, leurs températures de cuisson. Cependant elles sont nombreuses à pouvoir servir à la fabrication de grès. Leur classification dépend plus de leurs usages que de leurs origines géologiques.

Le secret d’une cuisson réussie réside, entre-autre, dans la connaissance et la maîtrise des agents chimiques – certains peuvent impacter la température de fusion de la terre au point de la faire fondre -.

Maurice Schmitter devant son four

Rue des Potiers et au-delà

Ils sont encore cinq, les derniers, au chevet de la poterie de Betschdorf. Tous ou presque sont aux portes de la retraite. Mais tous ont l’amour de la terre au cœur et dans les mains, le talent de la maîtrise, malgré la raréfaction des clients et des Alsaciens eux-mêmes. Cependant, chaque jour ils se remettent à l’ouvrage. Depuis des années, ils tentent d’obtenir ce qui pourrait sauver leur métier : l’IGP – Indication Géographique Protégée -. Si la classe dédiée du lycée professionnel de Haguenau (Bas-Rhin) a fermé, on peut encore se former en Alsace à l’IEAC, Institut Européen des Arts Céramiques. En attendant -pas trop tout de même -, si vous allez à leur rencontre, ils vous accueilleront avec une exceptionnelle gentillesse et vous parleront de leurs métiers avec passion. Les voici.

Atelier Fortuné Schmitter

Schmitter

Maurice Schmitter travaille encore, assisté parfois de son gendre, d’un ami à la vente et de Marie-Jeanne à la décoration. Autrefois son atelier comptait une dizaine d’employés. À la disparition de son épouse, il manque abandonner mais… malgré le chagrin, il trouve de bonnes raisons de continuer.  

7e génération de potiers, Fortuné, c’était le grand-père, Maurice fait vivre l’entreprise en renouvelant sans cesse sa production pour l’adapter à la demande.

On trouve dans la boutique des objets personnalisés à destination du Prince de Monaco, de la Gendarmerie, des restaurateurs alsaciens…, des objets souvenirs tels que des décorations à suspendre, des vases, des figurines ou des objets traditionnels dans ces tons de gris et de bleu qui ont fait la réputation des poteries de Betschdorf.

Marie-Jeanne, 40 ans de métier en 2021, réalise à main levée les décors gravés et peints. C’est fascinant de voir sa rapidité d’exécution sans repentir, ses gestes précis et légers caressant la surface de la terre. Puisant son inspiration dans les broderies des cache-torchons anciens, des imprimés qu’elle range dans les tiroirs de son bureau, Marie-Jeanne crée, inlassablement.

Présent depuis quelques années sur le marché de Noël de Strasbourg sur le parvis de la Cathédrale, il jouit d’une certaine renommée, auprès des Alsaciens qui l’y (re)découvrent et auprès des touristes américains : « Ils vont jusqu’à louer une voiture pour venir à l’atelier et vérifier l’authenticité de notre production ! Dit Maurice l’œil rieur. »

Il accueille volontiers les écoliers, pour leur transmettre sa passion. Clairement, Maurice aime les gens et la terre.

Poterie Fortuné Schmitter 47, rue des Potiers 67660 Betschdorf

Atelier Pascal Stecher

Stecher
Atelier Pascal Stecher

Deux maisons plus loin, dans une maison à colombages bleue où veille un faune de terre cuite, on est accueilli par un visage étrange de chauve-souris- faune-mascaron. Dans un médaillon incrusté dans le sol, une silhouette de potier montant un pot sur son tour.

L’artisan s’affaire, protégé par un tablier, penché sur un visage de terre dont il creuse les contours au stylet. Il cherche sans fin à améliorer le trait, la forme, renouvelant ses personnages. Ici un dragon, là un visage d’enfant, ailleurs des contours préhistoriques qu’il colore de poudre de verre. Mais rien, jusque-là, n’a trouvé grâce à ses yeux. Alors il entasse dans son arrière-boutique des centaines d’essais qu’il ne propose pas à la vente.

Il aime les sorcières et leur monde, qu’il peint sur des bols, crée leurs maisons. Il en parle avec la fascination des enfants.

Sa production, éclectique et variée, vous emmènera vers un monde fantastique et historique.

Atelier Pascal Stecher, 45 rue des Potiers 67660 Betschdorf

Atelier Loys et Martine Ruhlmann

Atelier Ruhlmann

Les poteries agencées à l’extérieur incitent à s’approcher et à entrer. C’est Martine, la femme de Loÿs qui les a installées. Eux deux, c’est une histoire d’amour qui mène à la terre.

Elle est fille de potiers, lui est fils d’un verrier réputé. Enfants d’artisans usant de minéraux, ils sont faits pour se comprendre. Alors Loÿs apprend à tourner.

De hautes silhouettes de femmes faites de panneaux de grès fichés sur une tige de métal vous accueillent.

À gauche, dans l’atelier au fond de la maison, c’est un antre d’artiste où Loÿs s’active depuis 1971. Ce diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg donne là toute la puissance de son art.

Tout est dans son jus et… dans la fumée de son éternel clope, sur fond de radio. Loÿs est là assis derrière la table qui occupe le centre de la pièce. Il y a de petits mots écrits au marqueur sur les murs au-dessus d’une vieille banquette, dans le coin en face, le tour, dos à la fenêtre.

À l’opposé, des poteries, créations de Loÿs, de sa femme et de sa fille, attendent leur cuisson. La famille possède le dernier four à bois de Betschdorf qu’il serait dommage de voir s’éteindre définitivement.

À droite de l’entrée, dans la galerie, il y a des livres dont les pages aux coins jaunis de nicotine, attestent d’une lecture répétée. D’ailleurs, le jour de ma visite, Loÿs compulse un gros catalogue.

Martine a agencé la pièce dans une ambiance digne des plus belles boutiques de brocanteurs.

Sur les étagères sont installées de délicates créations dont la terre beige et brune présente des points de pyrite de fer. L’aspect interpelle, la couleur est subtile. Des grès gris couverts de motifs bleus sont aussi proposés à la vente.

Poterie Loys et Martine Ruhlmann 39, rue des Potiers 67660 Betschdorf

Atelier Matthieu et Marlène Remmy

Sur la porte vitrée, une énorme poignée de grès typique, sur le mur un cartouche sert d’enseigne, encadrant les initiales des artisans des lieux. La vitrine court sur deux côtés de la maison permettant d’apercevoir d’emblée une production variée, masculine et féminine.

Douzième génération de la famille de potiers Remmy, Matthieu et son épouse Marlène ont des sources d’inspiration très diverses : des dragons au jazz en passant par les Celtes.

Ici il y a les petits verres à liqueur, des photophores, des statues de femmes, des pendentifs, des figurines…

L’atelier est au fond à gauche. À droite, le tour face à la fenêtre, à droite, les étagères où sèchent les réalisations en attente de cuisson. Une 4L, des vases, des figurines de motards.

Matthieu me présente un book de photos de ses réalisations antérieures dont un épi de faîtage. Quand on est potier, la seule limite, c’est l’imagination.

Leur atelier détient le label Entreprise du Patrimoine Vivant qui récompense les artisans d’excellence.

Matthieu et Marlène Remmy 16 rue des Potiers​ 67660 Betschdorf

Atelier Vincent et Marie-Line Remmy

On n’arrive pas par hasard chez Vincent et Marie-Line. Dans la vitrine, des objets épurés, recouverts d’or, et Jeannette, la chienne, qui fait la sonnette, vous signalant par de sonores aboiements avant de retourner à une sieste paisible.

Ici, l’argile est transmutée à des fins de bien-être : en 2013, Michael Wust vient à eux. Il a fait le tour d’artisans européens et est à deux doigts de jeter l’éponge. Son rêve, aider l’Humanité. Il souhaite transmettre le secret de ses découvertes : enrichir l’argile, à doses homéopathiques, d’une mixture végétale et minérale. La terre ainsi enrichie contient, après cuisson, une vibration propice à diffuser une énergie bienfaisante. Vincent, conquis, produit cruches, photophores, fontaines ou pendentifs qui en diffusent les bénéfices. Ainsi, Vincent devient agnicéramiste.

Réputé à travers le monde pour son agnicéramique, Vincent est également formé au magnétisme. Il allie cette passion à son talent des images : c’est droniste confirmé. Pour avoir une aperçu de son univers, rendez-vous sur la vidéo ci-dessous, co-créée avec son ami le photographe Yvon Meyer.

Sa femme Marie-Line, elle aussi artiste potière, propose des ateliers de raku. On peut admirer ses oeuvres tournées vers l’orient. À eux deux, ils conjuguent leurs talents au détour de sculptures puissantes.

PAGA Les grès de Remmy 8, route de Soufflenheim 67660 Betschdorf

Pour aller plus loin

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